Un crime prémédité contre les membres de l'administration Trump
Il était armé d'un pistolet, d'un fusil à pompe et de plusieurs couteaux, tous achetés légalement. Quelques minutes avant de passer à l'acte, il a envoyé un manifeste à des membres de sa famille dans lequel il détaillait ses intentions de cibler les responsables de l'administration Trump, classés par ordre hiérarchique décroissant.
Selon les autorités, le document contenait des propos violents dans lesquels Allen se décrivait lui-même comme un "assassin fédéral". La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, l'a qualifié de "fou dépravé" ayant cherché à assassiner le président et ses proches collaborateurs.
Donald Trump a lui-même commenté l'affaire, décrivant le suspect comme une personne "très dérangée" qui "déteste les chrétiens" et "nourrissait beaucoup de haine dans son cœur depuis un bon moment".
Trump évacué, un agent du Secret Service blessé
Les coups de feu ont retenti dans la zone de contrôle extérieure à la salle de réception, vers le début de la soirée. Cinq à huit détonations ont été entendues par les témoins présents à l'intérieur, provoquant une vive panique.
Les agents du Secret Service ont immédiatement escorté Donald Trump et Melania Trump hors des lieux. Le vice-président J.D. Vance, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le secrétaire d'État Marco Rubio ont également été mis en sécurité. Trump est brièvement tombé au sol lors de l'évacuation avant d'être sécurisé.
Un agent du Secret Service a été touché par une balle, mais son gilet pare-balles a amorti le tir. Il devrait se rétablir complètement. Cole Tomas Allen a été plaqué et arrêté sur place par les forces de l'ordre. Son frère avait alerté la police de New London, dans le Connecticut, après avoir reçu le manifeste peu avant la fusillade.
Allen, décrit comme un tuteur très diplômé sans antécédent judiciaire, a comparu le lundi 27 avril devant un tribunal fédéral. Il ne coopère pas avec les enquêteurs.
Obama et les dirigeants du monde entier condamnent l'attaque
Barack Obama, président des États-Unis de 2009 à 2017, a réagi dès le dimanche 26 avril sur son compte X. "Même si nous ne connaissons pas encore les détails des motivations derrière la fusillade d'hier soir au dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche, il nous incombe à tous de rejeter l'idée que la violence ait sa place dans notre démocratie", a-t-il écrit.
Il a aussi exprimé son soulagement concernant l'état de l'agent blessé. Il n'a pas mentionné nommément Donald Trump dans sa déclaration.
Emmanuel Macron a de son côté dénoncé une attaque "inacceptable" et exprimé "tout (son) soutien" à son homologue américain, affirmant que "la violence n'a jamais sa place en démocratie". Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est dit "choqué" et a condamné "toute attaque contre les institutions démocratiques". La Première ministre italienne Giorgia Meloni a insisté sur le fait que "la haine politique n'a pas sa place dans nos démocraties".
Le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le dirigeant indien Narendra Modi ainsi que le chancelier allemand Friedrich Merz ont également fait part de leur condamnation unanime de l'acte. En parallèle, Donald Trump a annulé un voyage de négociateurs américains au Pakistan dans les suites immédiates de l'incident.
Source: BFMTV