Ce qui s'est passé au Washington Hilton
Armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux, il force un poste de contrôle des services secrets situé à l'étage au-dessus de la salle de réception, franchissant un portique de détection de métaux. Des échanges de tirs s'ensuivent immédiatement avec les agents de sécurité.
Donald Trump, qui participait pour la première fois à ce gala depuis son retour à la Maison Blanche, et la première dame Melania Trump sont évacués en sécurité par le Secret Service avant que le tireur n'atteigne la salle. Un agent des forces de l'ordre est touché par balle, mais son gilet pare-balles le protège. Il est transporté à l'hôpital et son pronostic vital n'est pas engagé. Le suspect, lui, n'est pas blessé et est maîtrisé sur place.
Un manifeste ciblant l'administration Trump
Cole Tomas Allen aurait rédigé un manifeste qu'il a envoyé à des membres de sa famille peu avant l'attaque. Un proche l'a transmis aux forces de l'ordre. Le document contient des propos violents à l'encontre de responsables gouvernementaux américains. « Je ne suis plus prêt à permettre à un pédophile, violeur et traître de recouvrir mes mains de ses crimes », aurait-il notamment écrit.
Donald Trump a qualifié ce texte de « très anti-chrétien » lors d'une intervention sur Fox News, mais plusieurs médias américains citent des enquêteurs selon lesquels le manifeste est davantage centré sur l'administration Trump. Le procureur général par intérim Todd Blanche a indiqué que Trump et les membres de son cabinet constituaient les cibles « probables » de l'assaillant, sur la base des premières constatations.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a décrit l'incident comme une tentative d'assassinat perpétrée par un « fou dépravé » visant le président et son équipe. Le chef par intérim de la police de Washington, Jeffery Carroll, a pour sa part déclaré que les motivations exactes restaient encore à établir.
Comparution et réactions politiques internationales
Ce lundi 27 avril 2026, Cole Tomas Allen est présenté devant un tribunal fédéral à Washington. Il est inculpé pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et agression d'un agent fédéral avec une arme dangereuse. Des charges supplémentaires pourraient être ajoutées selon l'avancée de l'enquête. Le suspect ne coopère pas avec les enquêteurs.
Barack Obama a publié dimanche 26 avril un message sur le réseau social X. Il y écrit : « Même si nous ne connaissons pas encore les détails des motivations derrière la fusillade d'hier soir au dîner de l'Association des correspondants de la Maison-Blanche, il nous incombe à tous de rejeter l'idée que la violence ait sa place dans notre démocratie. » Le président français Emmanuel Macron a également condamné l'attaque, affirmant que « la violence n'a jamais sa place en démocratie ».
L'incident se déroule dans un contexte politique chargé. Ce lundi 27 avril marque également le début de la visite d'État du roi Charles III et de la reine Camilla à Washington, prévue jusqu'au 30 avril pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance américaine. Donald Trump, qui a qualifié le roi Charles de « mec super » dans un entretien avec Fox News, a accueilli la visite avec enthousiasme malgré les tensions de ces dernières heures.
Trump a par ailleurs posté sur son réseau social Truth Social une photo du suspect après son arrestation, commentant l'affaire comme une attaque contre la République.
Source: Le Dauphiné Libéré