Une mère de famille touchée au mollet devant ses enfants
Un adolescent de 16 ans a également été touché par des éclats lors de cette même fusillade. Deux suspects sont toujours en fuite à ce stade. Aucune interpellation n'a été signalée pour cet épisode précis.
Des tirs sur façades et portes d'appartements dans la nuit de samedi à dimanche
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril 2026, entre 2h40 et 4h15 du matin, de nouveaux tirs ont visé plusieurs communes de l'agglomération lyonnaise. Une porte d'entrée a été ciblée boulevard Juliot-Curie à Vénissieux, une façade d'immeuble rue Sully à Décines-Charpieu, et une autre dans le secteur Georges-Livet à Villeurbanne. Des projectiles ont traversé des appartements occupés sans faire de blessés lors de ces trois incidents.
À Villeurbanne, la brigade anti-criminalité a rattrapé un suspect qui fuyait en trottinette électrique. L'homme a été interpellé en flagrant délit, porteur d'une arme longue. La préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a salué sur X le "sang-froid et la réactivité" des policiers de la BAC Centre.
Ces fusillades s'inscrivent dans un mode opératoire récurrent dans l'agglomération lyonnaise : des tirs d'intimidation visant des façades d'immeubles et des entrées d'habitations, ciblant des membres ou des proches de clans rivaux dans le trafic de stupéfiants. Les riverains, souvent étrangers aux trafics, se retrouvent directement exposés aux risques.
Le syndicat Alliance réclame des renforts permanents
Le syndicat Alliance Police Nationale, section Auvergne-Rhône-Alpes, a dénoncé sur sa page Facebook un "mode opératoire préoccupant" après cette série de tirs du week-end. Le syndicat appelle directement le ministre de l'Intérieur à déployer des renforts "pérennes" dans l'agglomération, estimant qu'environ 300 policiers manquent à l'appel dans la zone.
Ces tensions s'inscrivent dans un contexte dégradé depuis plusieurs semaines. Début avril 2026, La Poste avait suspendu ses tournées à Vénissieux en raison de fusillades répétées à proximité de points de deal. Le 11 avril, une fusillade en plein jour avait fait un blessé. Au total, trois tentatives d'homicide avaient été recensées en quelques jours à fin avril dans différentes communes de l'agglomération.
La préfecture avait alors déployé un "très important" dispositif policier et des unités de CRS ont également été mobilisées pour tenter de contenir la situation. Selon les chiffres nationaux disponibles, la France avait enregistré plus de 150 morts liées à des règlements de comptes liés au trafic de drogue en 2023, dont 49 à Marseille. La métropole lyonnaise, sans atteindre ce niveau, figure parmi les agglomérations touchées par cette criminalité organisée.
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Source: Le Figaro