Un manifeste de 1 052 mots envoyé avant le passage à l'acte
Le texte s'ouvre par des excuses : « J'ai peut-être surpris beaucoup de monde aujourd'hui. Je tiens d'abord à présenter mes excuses à toutes les personnes dont j'ai abusé de la confiance. » Il s'en prend ensuite directement au pouvoir en place : « Je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, violeur et traître de souiller mes mains de ses crimes. »
Allen y dresse également ses « règles d'engagement » : les fonctionnaires de l'administration Trump figuraient en tête de liste des cibles prioritaires, classées du rang le plus élevé au plus bas. Le directeur du FBI Kash Patel était explicitement exclu. Les services secrets étaient désignés comme cibles « uniquement si nécessaire », à neutraliser « de façon non létale si possible ». La police du Capitole et la sécurité de l'hôtel étaient, elles, explicitement épargnées.
Le manifeste contient aussi une formule révélatrice : « Afin de minimiser les pertes, j'utiliserai de la chevrotine plutôt que des balles. »
Trump parle de « beaucoup de haine envers les chrétiens »
Dans une interview accordée à Fox News le dimanche 26 avril, Donald Trump a qualifié le document de manifeste « très anti-chrétien ». Le président a déclaré qu'Allen « nourrissait beaucoup de haine dans son cœur » envers les chrétiens. Le texte du suspect contient d'ailleurs un passage révélateur : confronté à l'objection « en tant que chrétien, tu devrais tendre l'autre joue », il balaie cette réserve dans un jeu de questions-réponses internes.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié l'incident d'attaque par un « fou dépravé » visant à assassiner Trump et tuer des responsables de son administration. Le procureur général par intérim Todd Blanche a indiqué que le suspect visait probablement le président et agissait seul.
Cole Allen, décrit par des médias américains comme développeur de jeux vidéo, a tenté de forcer un poste de contrôle à l'entrée de l'hôtel vers 20h36 heure locale, armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux. Il n'a pas réussi à pénétrer dans la salle du gala. Aucune victime n'est à déplorer parmi les invités. Donald Trump, à qui c'était la première participation à ce gala de la presse, a été évacué immédiatement après les détonations. Les autorités perquisitionnaient son appartement à Torrance dans les heures suivantes.
Source: Le Parisien