Des tags sur l'Assemblée nationale et les médias parisiens
Le procès s'est tenu le 23 février 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Aucun des sept prévenus n'était présent à l'audience. Les condamnations tombées ce jeudi sont des amendes : cinq des prévenus écopent de 1 000 euros, un sixième de 7 000 euros, et celui présenté comme le donneur d'ordre se voit infliger 10 000 euros. Les sept individus avaient également été poursuivis pour « démoralisation de l'armée », chef d'accusation passible d'une peine d'emprisonnement. Ils ont été relaxés sur ce point.
Un dossier au cœur des affaires d'ingérence étrangère
Cette condamnation s'inscrit dans une série d'affaires liées à des ingérences étrangères instruites en France ces dernières années. Le dossier des cercueils pro-Ukraine est directement lié à d'autres procédures similaires jugées à Paris. Deux Moldaves ont été mis en cause pour des étoiles de David bleues taguées en région parisienne. Quatre Bulgares ont été condamnés pour avoir peint des mains rouges sur le mémorial de la Shoah. D'autres affaires concernent des têtes de cochon déposées devant des mosquées.
Ces actions coordonnées, visant des symboles forts de la République française ou de la communauté juive, sont soupçonnées de s'inscrire dans des campagnes de déstabilisation organisées depuis l'étranger. Le profil des condamnés, ressortissants de pays de l'ex-bloc soviétique, et la présence d'un donneur d'ordre identifié renforcent cette hypothèse. La justice française a traité ces dossiers dans le même temps, illustrant l'ampleur du phénomène.
Dans un contexte parisien marqué par de nombreux faits divers graves, comme une agression au couteau dans un tramway Porte de la Chapelle ou encore un attentat déjoué devant la Bank of America impliquant des mineurs recrutés via Snapchat, cette affaire de tags s'est distinguée par sa dimension géopolitique assumée. La justice a finalement opté pour des sanctions pécuniaires, écartant toute peine de prison ferme pour les sept Moldaves condamnés.