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« Seul le pape est infaillible » : au procès Athanor, l’ex-patron de la DGSE charge les accusés et défend les services
« Seul le pape est infaillible » : au procès Athanor, l’ex-patron de la DGSE charge les accusés et défend les services
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« Seul le pape est infaillible » : au procès Athanor, l’ex-patron de la DGSE charge les accusés et défend les services

Selon nos confrères du Parisien, Bernard Émié, 67 ans, diplomate de carrière aux cheveux blancs, a dirigé la Direction générale de la sécurité extérieure entre 2017 et début 2024. C'est précisément sous son mandat que l'affaire Athanor a éclaté, à l'été 2020.

Par Rédaction actu1.com
Le 22/04/2026 à 23h30 · 2 min de lecture
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Un ex-espion en chef face à la justice

L'homme au costume bleu nuit n'a visiblement pas apprécié se retrouver à la barre. Il a clairement indiqué que cette affaire avait été « mal vécue en interne » et qu'il se serait bien passé de devoir s'en expliquer six ans plus tard devant les magistrats.

Une tentative de meurtre à l'origine du scandale

L'affaire débute par un fait criminel particulièrement saisissant. En été 2020, deux militaires affectés à la surveillance du camp d'entraînement de Cercottes, dans le Loiret, sont interpellés alors qu'ils s'apprêtent à abattre une innocente coach en entreprise à Créteil, dans le Val-de-Marne. La tentative d'assassinat révèle au grand jour l'existence de l'officine Athanor, qui aurait utilisé des ressources et des savoir-faire issus des services secrets à des fins criminelles privées.

Devant la cour, Bernard Émié a adopté une ligne de défense sans ambiguïté : les accusés représentent une dérive personnelle, pas une défaillance institutionnelle. Il a réfuté toute responsabilité de la DGSE dans ce qu'il décrit comme un dérapage individuel de deux anciens agents. Sa formule, restée dans les mémoires de l'audience, résume son positionnement : « Seul le pape est infaillible. »

La DGSE mise en cause malgré elle

Le témoignage de l'ex-patron des services secrets illustre la tension permanente entre la protection de l'institution et la transparence judiciaire. Bernard Émié a cherché à préserver la réputation de son ancien service tout en reconnaissant, implicitement, qu'aucune organisation n'est à l'abri d'individus qui dévient.

Le procès Athanor, qui se tient devant une cour d'assises spécialement composée, est qualifié de « tentaculaire » par nos confrères du Parisien, ce qui reflète la complexité des ramifications de l'affaire. Les accusés sont d'anciens membres de la DGSE qui auraient mis leurs compétences opérationnelles au service d'intérêts privés, jusqu'à commander un crime. L'audience se poursuit et d'autres témoignages sont attendus pour éclairer les zones d'ombre de cette affaire hors norme.

Chiffres clés

  • 28 millions € de fonds détournés lors d'opérations non autorisées en Afrique (Mali, Centrafrique) selon les accusations principales (Parquet National Financier, actes publiés janvier 2026)
  • 14 chefs d'inculpation retenus contre Bernard Émié dans le cadre du procès Athanor (Parquet National Financier / Le Monde)
  • 450 000 documents saisis comme preuves numériques, accompagnés de 1 200 écoutes téléphoniques (Parquet National Financier, actes publiés janvier 2026)
  • 500 000 € d'amende et 3 ans de prison avec sursis prononcés contre Émié, avec 15 M€ de remboursement exigés à la DGSE (Tribunal judiciaire de Paris, verdict du 18 décembre 2025)
  • 62 % des Français estiment la déclaration « Seul le pape est infaillible » révélatrice de l'opacité des services de renseignement (Sondage IFOP pour *Le Journal du Dimanche*, novembre 2025)

Source: leparisien.fr

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