Des faits graves survenus vendredi lors d'une garde à vue
Selon nos confrères du Parisien, le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commises en réunion et par des personnes dépositaires de l'autorité publique, ainsi que pour viol par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. Les trois fonctionnaires ont été convoqués mardi matin à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.
Une garde à vue de quelques heures seulement
Les trois policiers ont été placés en garde à vue dans la journée du mardi 21 avril, avant d'être libérés en fin de journée. Le parquet de Pontoise a confirmé que « les gardes à vue avaient été levées pour poursuite d'enquête », ce qui signifie que les investigations se poursuivent, sans que des poursuites immédiates aient été engagées.
La victime, connue des services de police, avait été relâchée à l'issue de sa garde à vue. Les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont, par ailleurs, fait l'objet d'un classement sans suite.
La version des policiers mise en avant
Les trois agents ont fourni leur propre version des faits. Toujours d'après Le Parisien, ils ont affirmé que le gardé à vue se serait montré « extrêmement injurieux et violent », et qu'une altercation aurait éclaté après que ce dernier se serait enfermé dans les toilettes, refusant d'en sortir.
Ces déclarations n'ont pas suffi à clore le dossier. L'IGPN poursuit ses investigations pour établir la réalité des faits reprochés. Cette affaire s'inscrit dans un contexte de surveillance accrue des comportements des forces de l'ordre, notamment lorsque des violences sont alléguées dans le cadre de gardes à vue, lieu par définition fermé et à l'abri des regards extérieurs.
Chiffres clés
- 15,1 pour 1 000 habitants : taux de mis en cause pour usage de stupéfiants dans les Quartiers de Reconquête Républicaine (QRR) en France, en hausse de +11,4 % par an depuis 2016 (mesinfos.fr / données QRR)
- 3,9 pour 1 000 habitants : taux de mis en cause pour trafic de stupéfiants dans les QRR en France (mesinfos.fr / données QRR)
- 62 Quartiers de Reconquête Républicaine recensés en France (hors Mayotte), regroupant 1,6 million d'habitants (mesinfos.fr / données QRR)
Source: leparisien.fr