Un livre pour nommer ce que la société efface
L'autrice y détaille pourquoi ce phénomène est « multifactoriel ». Les femmes sont d'abord moins visibles que les hommes « pour des questions morales de société », explique-t-elle, et les lesbiennes sont en plus « sans arrêt effacées de l'histoire » et hétérosexualisées. Elle cite notamment le cas de la peintre Rosa Bonheur comme exemple historique de cette réappropriation.
Des conséquences concrètes, des violences réelles
Marie Docher souligne que l'invisibilisation n'est pas qu'une question de représentation symbolique. « Encore aujourd'hui, en 2026, et même avec des droits acquis, ça coûte des carrières, d'être lesbienne », affirme-t-elle.
L'actrice Muriel Robin l'a récemment confirmé sur le plateau de *Quelle Époque !* sur France 2. L'autrice rappelle aussi que cette invisibilisation peut mener à des violences extrêmes, citant la mort de la professeure Caroline Grandjean.
La nécessité d'une histoire commune
Pour Marie Docher, construire une mémoire collective est une condition indispensable à la légitimité. « Sans histoire commune, pas de légitimité », résume-t-elle directement.
L'un des objectifs affichés de son livre est de s'adresser au grand public, au-delà des cercles militants, et d'imposer dans l'espace éditorial un titre comportant explicitement le mot « lesbienne ». La journée internationale de la visibilité lesbienne, célébrée chaque 26 avril, offre ce dimanche un écho particulier à cette démarche.
Source: 20 Minutes