Une garde à vue qui ravive de vieilles blessures en Ariège
L'information fait remonter à la surface une période ambiguë. Ceux qui ont vécu l'aventure sportive de près témoignent aujourd'hui d'un sentiment d'amertume. "Aujourd'hui, on se dit que c'était peut-être de l'esbroufe", confie-t-on dans l'entourage du club. "On s'est fait berner", résume plus directement un acteur de l'époque.
Du National à la Ligue 2 refusée : l'ascension et la chute du LAP
Le 10 mai 2011, Jérôme Ducros, alors simple partenaire de l'US Luzenac, est propulsé à la présidence du club lors d'une assemblée générale extraordinaire. Le promoteur immobilier toulousain arrive pour stabiliser les finances d'un club qui venait d'accéder au National en 2009. Une SASP est rapidement créée pour gérer la section professionnelle, et le club prend le nom de Luzenac Ariège Pyrénées.
Pendant deux saisons, le LAP progresse sans éclat : 15e en 2011-2012, 12e en 2012-2013. Puis vient la saison 2013-2014. Le club ariégeois passe la grande majorité de l'exercice en tête du classement et obtient, sportivement, sa montée en Ligue 2. Mais la LFP refuse l'accession, une décision confirmée par la justice après de longs mois de procédures. Le 10 septembre 2014, l'aventure s'arrête définitivement.
Presque 12 ans plus tard, les comptes ne sont toujours pas soldés
Les ennuis judiciaires actuels de Jérôme Ducros rouvrent un débat qui n'avait jamais vraiment été clos en Ariège. D'un côté, certains saluent encore l'extraordinaire aventure sportive que le dirigeant a rendue possible. De l'autre, d'anciens partenaires lésés, dont Fabien Barthez, réclament aujourd'hui plus de 8 millions d'euros au promoteur immobilier. Presque 12 ans après les faits, le passage de Jérôme Ducros en Ariège continue de diviser profondément ceux qui l'ont vécu.
Source: La Dépêche