Une décision sans appel de la Cour suprême
La juridiction suprême a souligné dans sa décision « l'incohérence de l'accusation », mettant un point final à une procédure judiciaire longue et tortueuse. En 2022, la Cour d'appel de Barcelone avait déjà relaxé l'ensemble des prévenus, estimant qu'il n'existait ni délit ni « préjudice pour les plaignants ».
Un procès marqué par un coup de théâtre
L'affaire avait connu un tournant spectaculaire lors du procès de 2022. Le parquet avait retiré ses accusations contre l'ensemble des prévenus, alors qu'il réclamait initialement deux ans de prison ferme et dix millions d'euros à l'encontre du joueur.
À l'origine de cette procédure, la société brésilienne DIS, qui détenait 40 % des droits sportifs de Neymar quand il évoluait à Santos. Comme le rappelait l'AFP, DIS avait saisi la justice en 2015, affirmant que le Barça, Neymar, sa famille et Santos s'étaient alliés pour dissimuler le montant réel du transfert et « l'escroquer ». L'entreprise reprochait également aux accusés de ne pas l'avoir informée d'un contrat d'exclusivité signé dès 2011 entre le joueur et le club catalan, contrat qui aurait, selon elle, faussé le mercato.
Ce type de litige financier autour de transferts de footballeurs rappelle que les affaires judiciaires impliquant des sportifs de haut niveau dépassent souvent le simple cadre sportif. En France, les faits divers et procédures judiciaires à haute médiatisation occupent régulièrement le devant de la scène, qu'il s'agisse de criminalité ou de fraudes économiques complexes.
Neymar de retour à Santos, l'affaire derrière lui
Neymar, qui a depuis quitté le Paris Saint-Germain et est retourné dans son club formateur de Santos, peut désormais tourner définitivement la page de ce dossier. Cette décision de la Cour suprême espagnole constitue le dernier recours possible, rendant l'acquittement irrévocable.
L'affaire aura duré plus d'une décennie depuis les premières plaintes déposées en 2015. Elle illustre la complexité des montages contractuels dans le football professionnel et les litiges qui peuvent en découler entre les différentes parties prenantes d'un transfert. Alors que d'autres procédures judiciaires retiennent l'attention en Europe, comme le braquage spectaculaire aux Champs-Élysées qui a mobilisé la BRI, cette décision espagnole confirme que même les dossiers les plus médiatisés peuvent s'achever par une relaxe totale.
Pour Rosell et Bartomeu, anciens présidents du Barça, cette confirmation d'acquittement efface également un chapitre judiciaire particulièrement lourd pour le club catalan, déjà fragilisé par d'autres procédures ces dernières années.