Des automobilistes visés par des cailloux depuis une falaise
Le maire Pierre-Aimé Girardot a d'abord cru à un phénomène naturel. Selon nos confrères du Parisien, les deux premiers automobilistes touchés en mars avaient vu leur toit et leur pare-brise endommagés. "Nous avons pensé qu'il s'agissait de cailloux tombés de la colline et que l'accotement était défectueux. Donc nous avons fait fonctionner l'assurance de la municipalité", a-t-il expliqué.
Une série de plaintes qui éveille les soupçons
Face à l'accumulation des incidents, le département a installé des panneaux de signalisation pour alerter les conducteurs. Mais la situation a pris une nouvelle dimension au mois d'avril, avec une multiplication des dégâts. Pour la seule journée du 14 avril, quatre nouvelles victimes ont été recensées, avec des projectiles semblant tomber "naturellement" sur les voitures.
Les habitants ont alors commencé à douter du caractère accidentel des chutes. Plusieurs automobilistes ont signalé la présence de "silhouettes" au sommet de la crête longeant la départementale. Ce détail a changé le regard des autorités sur l'affaire, et les gendarmes ont lancé un appel à témoins. Au total, plus de 19 plaintes ont été déposées avant que l'enquête n'aboutisse.
L'affaire a connu un nouveau rebondissement le jeudi 16 avril, en fin de journée, lorsque les forces de l'ordre ont finalement identifié les responsables. Le maire, visiblement surpris par le geste, a confié : "Je ne sais pas ce qu'il leur est passé par la tête." Cette phrase résume à elle seule la perplexité générale face à des actes aussi dangereux qu'inexplicables.
Ce fait divers rappelle d'autres comportements nocturnes inexpliqués qui font le sel de l'actualité locale, comme l'arrêté anti-dinosaures d'un maire du Forez, devenu viral au printemps 2026. Mais ici, les conséquences sont bien réelles : des carrosseries endommagées, des conducteurs choqués, et une communauté rurale durablement perturbée. Un dossier qui, selon nos confrères du Parisien, illustre comment un phénomène a priori anodin peut rapidement se transformer en véritable affaire judiciaire, dès lors que l'origine humaine est établie. Les faits divers liés à des gestes impulsifs débouchent souvent sur des poursuites pénales dont les auteurs sous-estiment les conséquences.
Chiffres clés
- 473 000 victimes de violences physiques en France en 2025, contre 177 000 en 2016 (DNA / Le Dauphiné, janvier 2026)
- 212 000 cambriolages d'habitations enregistrés en 2025, en baisse par rapport aux 218 200 de 2024 et aux 253 000 de 2017 (DNA / Le Dauphiné, janvier 2026)
- +8 % d'augmentation des violences sexuelles en 2025, dans la continuité du +7 % enregistré en 2024 (Actu-Juridique, 2026)
- 1 673 cambriolages recensés dans le seul département du Cher en 2025, soit +16 %, un record national rapporté à la population (~300 000 habitants) (CNews, février 2026)