Une surveillante prise à partie lors de la distribution des repas
La fonctionnaire a été attrapée par les cheveux, traînée au sol, puis frappée à plusieurs reprises au niveau du thorax. Le syndicat Ufap-Unsa précise que le détenu avait en sa possession un couteau à beurre au moment des faits, sans que la surveillante n'en soit blessée.
À la suite de l'agression, un bilan médical a été réalisé. Deux jours d'ITT ont été délivrés à l'agente, en raison d'un traumatisme psychologique important.
Les syndicats exigent des mesures immédiates
L'événement a provoqué une vive réaction syndicale. FO-Justice a dénoncé "une agression de trop" et un "climat devenu insupportable", appelant dans un communiqué à "revoir l'organisation" de la structure "en adéquation avec l'évolution de nos détentions". De son côté, Ufap-Unsa a exigé des "mesures immédiates de protection pour les personnels" ainsi que "des effectifs renforcés sans délai". Les deux syndicats ont également réclamé des sanctions à l'encontre du détenu mis en cause.
Ce fait criminel s'inscrit dans un contexte de tension extrême au sein des prisons françaises. L'Ufap-Unsa recense près de 5 000 agressions de surveillants par an à l'échelle nationale. Au 1er avril 2026, 88 419 personnes étaient incarcérées en France, avec un taux d'occupation de 137,5 %, selon les données officielles du ministère de la Justice. Le syndicat majoritaire appelle d'ailleurs à un blocage des établissements pénitentiaires ce lundi 27 avril pour dénoncer cette surpopulation carcérale et le manque de personnel.
Source: Le Progrès