Un bébé de 2 mois transporté aux urgences avec fractures et hématomes
Une ordonnance de placement a été délivrée et le bébé transféré à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux pour des examens complémentaires. Le médecin légiste a alors dressé un bilan glaçant : une fracture de la clavicule, une fracture du fémur et une constellation d'hématomes sur le corps de l'enfant. Des blessures que l'expert a jugées incompatibles avec un caractère accidentel.
L'enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Villeneuve-sur-Lot et à ceux de la brigade de Monflanquin. Les deux parents ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Monflanquin.
Le couple se renvoie la responsabilité des blessures
Dans un premier temps, les deux parents ont nié toute implication, affirmant avoir découvert les blessures de leur fille à son réveil de sieste. Leurs auditions ont ensuite pris un tournant différent, les deux partenaires se rejetant mutuellement la responsabilité des fractures.
Selon leurs dernières versions livrées aux enquêteurs, la mère, née en 2000, aurait cassé la clavicule du bébé en la vêtant. Le père, né en 1987, aurait quant à lui provoqué la fracture du fémur lors d'une manipulation. Des explications que les conclusions du médecin légiste, concluant à des blessures non accidentelles, pourraient cependant contredire.
Ce type d'affaire rappelle d'autres drames recensés dans la chronique judiciaire récente, comme le déférement d'un suspect de 18 ans à Reims pour meurtre ou encore la mise en examen de six personnes à Marseille pour un meurtre lié au narcotrafic, qui illustrent la pression croissante sur le système judiciaire français. La surpopulation carcérale record avec 87 126 détenus au 1er mars 2026 témoigne d'ailleurs de cette réalité.
Déférement au parquet d'Agen ce jeudi matin
Le couple, qui bénéficie de la présomption d'innocence, devait comparaître devant le parquet d'Agen dans la matinée du jeudi 16 avril. Il aura à nouveau à s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés.
C'est ensuite au magistrat de permanence qu'il reviendra de décider des suites judiciaires à donner à cette affaire. La petite fille, placée sous ordonnance de placement, reste prise en charge médicalement depuis son transfert à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux.