Des factures qui explosent d'année en année
Le père de famille dénonce une « situation invivable » et interroge la fiabilité des compteurs. « Ce n'est pas possible, ils indiquent qu'on a consommé 360 m3 d'eau en 2018 alors qu'on en avait utilisé 99 m3 l'année précédente. On remplit une piscine avec ça ! », s'indigne-t-il auprès du Parisien.
Des irrégularités de gestion pointées du doigt
Les locataires ne s'arrêtent pas aux seuls montants. L'une d'eux signale des tantièmes différents entre le bail et les calculs d'Immo de France, des charges facturées sur des périodes non occupées, ainsi qu'une fuite d'eau massive dans les parties communes de la résidence.
Malgré plusieurs mois d'échanges avec le bailleur pour obtenir des clarifications, la situation a abouti à un rappel encore plus élevé cette année. Le collectif est désormais accompagné par l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).
Un appel à légiférer sur les charges locatives
La présidente de la branche départementale de la CLCV juge ces montants « totalement disproportionnés au regard des revenus des ménages concernés » et dénonce des familles plongées « dans une situation de grande détresse ». Elle réclame une intervention du législateur : « Je pense qu'il faudrait aller jusqu'à la législation en ce qui concerne le cadre des charges locatives. Parce qu'ils ont une permissivité qui n'a pas de limite chez certains. »
Les locataires, soutenus par l'association, envisagent d'assigner Immo de France en justice. Cette affaire met en lumière les failles du système de régularisation des charges locatives en France, où propriétaires et bailleurs disposent d'une large marge d'interprétation au détriment des locataires les plus fragiles.
Chiffres clés
- 30,9 millions de résidences principales recensées en France au 1ᵉʳ janvier 2025, dont 3,9 millions classées passoires énergétiques (F ou G), soit 12,7 % du parc (hellowatt.fr / lefigaro.fr)
- -17,6 % de passoires énergétiques en deux ans (2023-2025), soit une réduction de 836 000 logements parmi les résidences principales (hellio.com / infodiag.fr)
- 42 % des logements chauffés au fioul sont classés F ou G en France en 2025 (hellowatt.fr)
- L'Île-de-France concentre 27 % des passoires nationales tout en ne représentant que 22 % des logements, avec un taux local de 17,4 % (hellowatt.fr)
- 580 000 passoires en copropriétés privées, représentant 45 % des passoires du parc privé malgré seulement 28 % de ce parc (connaissancedesenergies.org)
Source: Le Parisien