Un crime prémédité contre l'administration Trump
Dans son manifeste, Allen se définissait également sous le pseudonyme "Cole 'coldForce' Allen" et dressait une liste de cibles au sein de l'administration Trump, classées "du rang le plus élevé au plus bas". Selon des extraits obtenus par le New York Post et confirmés par des sources fédérales, le document critiquait la politique de Trump sur les victimes civiles de la guerre en Iran, l'immigration et les scandales liés à Jeffrey Epstein.
Un texte mêlant politique et religion
Le manifeste d'Allen contenait également un passage à tonalité religieuse : "Détourner le regard quand c'est quelqu'un d'autre qui est opprimé n'est pas un comportement chrétien, c'est une complicité dans les crimes de l'oppresseur." Il y rejetait toute passivité face à ce qu'il qualifiait de complicité envers un "pédophile, violeur et traître".
Selon nos confrères de CBS News, les réseaux sociaux d'Allen contenaient des contenus anti-Trump et anti-chrétiens. Donald Trump a réagi sur Truth Social en qualifiant le manifeste de "fortement anti-chrétien" et en décrivant Allen comme "un type malade qui avait la haine dans le cœur".
Allen avait envoyé des écrits à des membres de sa famille avant le passage à l'acte. L'un d'eux avait alerté la police de New London, sans toutefois mentionner précisément le dîner des correspondants. Un autre proche avait évoqué ses déclarations radicales et son désir de "corriger" les problèmes du monde, rapporte nos confrères du Monde.
Un profil atypique pour un acte criminel
Diplômé du California Institute of Technology (Caltech) en 2017, puis titulaire d'un master en informatique de la California State University-Dominguido Hills, Allen travaillait comme tuteur dans un centre C2 Education, où il avait été désigné "enseignant du mois" en 2024. Il développait également des jeux vidéo amateurs publiés sur la plateforme Steam.
Ses seuls antécédents politiques se limitaient à un don de 25 dollars à ActBlue pour la campagne de Kamala Harris en 2024, selon nos confrères du Los Angeles Times. Il possédait légalement ses deux armes à feu et s'entraînait régulièrement dans des stands de tir. Le FBI et les services secrets poursuivent leur enquête sur ses motivations et son réseau de contacts.
Source: BFMTV