Des guets-apens planifiés depuis 2022
Un troisième homme accompagnait les frères uniquement pour filmer les scènes. Les trois prévenus avaient pourtant tous un casier judiciaire vierge. Ils étaient poursuivis pour violences en réunion, avec arme, et à caractère homophobe, soit des violences avec circonstances aggravantes selon l'orientation sexuelle ou l'identité de genre.
Une influence revendiquée des milieux masculinistes
L'avocate des deux frères, Me Isabelle Cuilleret, a mis en avant l'influence de sites masculinistes dans le passage à l'acte de ses clients. "Ils se sont inspirés de ce qu'ils ont vu sur les réseaux sociaux. Ils avaient des contacts sur des réseaux sociaux aux États-Unis", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Selon le quotidien La Provence, les trois hommes avaient dans un premier temps justifié leurs agissements auprès des enquêteurs en affirmant vouloir "traquer les pédophiles". Une ligne de défense rapidement abandonnée face aux éléments du dossier.
Cette affaire rappelle d'autres violences urbaines récentes, comme le meurtre au couteau d'un homme à Reims, où la jeunesse des auteurs et l'impulsivité criminelle ont aussi interpellé les magistrats. De même, une agression au couteau dans un tramway parisien illustre la recrudescence des violences de rue en France en 2026.
Des peines fermes, sans appel
Le tribunal a condamné les deux frères à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans assortis d'un sursis probatoire de deux ans. Le complice filmeur écope de 18 mois de prison, dont 12 mois avec sursis probatoire, pour violences aggravées.
Me Cuilleret et Me Jalil Henri Amr, qui représentait le troisième homme, ont tous deux exclu tout appel. Ces condamnations interviennent dans un contexte tendu pour le système judiciaire : avec 87 126 détenus recensés au 1er mars 2026, les prisons françaises atteignent un niveau record de surpopulation, ce qui pèse sur chaque décision d'incarcération ferme.