Une exécution en quelques secondes boulevard Victor-Hugo
L'un des deux agresseurs met pied à terre et ouvre le feu. Il tire à trois ou quatre reprises, touchant la victime à la tête et au bras. Robic s'effondre sur le sol. Le tueur revient alors pour lui loger une dernière balle dans la tête, avant de remonter sur le scooter et de prendre la fuite. Une femme hurle dans la rue. Un témoin appelle les secours. Tout n'a duré que quelques secondes.
Un homme d'affaires au casier judiciaire chargé
Éric Robic n'était pas un inconnu des services de justice. Surnommé « l'affairiste », il portait un casier judiciaire lourd et une personnalité trouble qui, selon les enquêteurs, va compliquer l'émergence de la vérité. Les investigations démarrent à peine et les pistes sont multiples.
Ce type de règlement de comptes en pleine journée, dans un quartier résidentiel calme, rappelle d'autres faits divers parisiens récents. À Marseille, six personnes avaient été mises en examen pour le meurtre de Mehdi Kessaci, tué en pleine rue dans un contexte de narcotrafic. Le mode opératoire à Neuilly, deux hommes casqués sur un scooter, suit lui aussi la logique froide d'une exécution prémédité.
Plus tôt cette année, un autre meurtre avait défrayé la chronique à Reims, où un homme avait été tué d'un coup de couteau lors d'une dispute, illustrant la brutalité de certains règlements de comptes dans l'espace public.
L'enquête ouverte, le quartier sous le choc
Les habitants du boulevard Victor-Hugo, artère bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, peinent à croire ce qu'ils ont vu ou entendu ce jeudi matin. La ville, symbole du calme résidentiel de la proche banlieue ouest, n'est pas habituée à ce type de crime spectaculaire.
Une enquête a été ouverte. Les enquêteurs exploitent les images des caméras de surveillance du secteur et recueillent les témoignages des riverains présents au moment des faits. L'identité des deux hommes au scooter reste inconnue à ce stade. Le profil complexe d'Éric Robic, ses activités et ses ennemis potentiels constituent le fil directeur des investigations. Les semaines à venir diront si ce meurtre relève d'un conflit personnel, d'un différend financier ou d'autre chose encore.