Une fuite spectaculaire en plein tribunal
Sans commettre de violence envers les policiers présents, il avait quitté son box semi-ouvert, pris la fuite en courant et enfoncé les portes vitrées du sas d'entrée du tribunal. Un policier de l'escorte avait tenté de le rattraper, en vain.
Une enquête en flagrance avait immédiatement été ouverte au commissariat de Tarbes pour évasion et dégradation de bien d'utilité publique. Des mesures de protection avaient été mises en place pour sa compagne et ses deux enfants. L'avocate de ces derniers, Me Stéphanie Balespouey, avait alors alerté France 3 Occitanie : « Cet homme représente un danger » et « il y a urgence » à l'arrêter.
Interpellé à Saint-Malo après une nouvelle tentative de fuite
La cavale a pris fin le dimanche 12 avril, soit trois semaines après l'évasion. Le fugitif a été localisé à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, à plus de 800 kilomètres de Tarbes. C'est le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Saint-Malo qui a procédé à son arrestation, après qu'il avait une nouvelle fois tenté de fuir au volant d'un véhicule.
Présenté devant un juge d'instruction, le militaire « n'a pas souhaité s'expliquer sur les faits et sur sa fuite », selon le parquet de Tarbes. Il est désormais placé en détention provisoire pour évasion et dégradation de bien d'utilité publique. Ce profil n'est pas sans rappeler d'autres affaires récentes de violences suivies d'une fuite devant la justice, qui mobilisent des moyens importants pour retrouver les fugitifs.
Un profil déjà connu de la justice
Cet homme de 33 ans n'en était pas à sa première incartade judiciaire. Connu pour d'autres actes de violence, il avait été condamné lors de ce même procès pour violences sans incapacité sur sa compagne, commises devant leurs deux enfants. La question de la surpopulation carcérale en France, qui dépasse désormais 87 000 détenus, pose la question du suivi et de la détention des profils à risque comme celui-ci.
Dans ce contexte de faits divers qui agitent régulièrement l'actualité nationale, à l'image du meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille ou d'autres affaires récentes, cette évasion illustre les failles potentielles du dispositif d'escorte lors des audiences en comparution immédiate. Le militaire, désormais incarcéré, devra répondre de ses actes devant la justice.