Un assaillant armé neutralisé avant d'atteindre la salle
Le crime commis samedi soir n'a pas fait de victime civile. Il reste incertain, à ce stade, que l'assaillant ait cherché à viser précisément le président américain.
Trump a réagi rapidement sur son réseau Truth Social : « Quelle soirée à Washington. » Il a défendu le Secret Service, estimant que ses agents avaient « agi avec rapidité et courage » et fait « un travail formidable ».
Des failles sécuritaires pointées du doigt
Le dispositif de l'événement ne comprenait qu'un seul portique de détection de métaux à l'entrée de la salle, sans fouille complète de l'hôtel. Selon les premières informations, Allen séjournait dans l'établissement depuis plusieurs jours, précisément pour contourner les contrôles d'accès.
Trump lui-même a qualifié l'hôtel Hilton de Washington de bâtiment « pas particulièrement sûr », tout en assurant que la situation avait été maîtrisée « à temps ». Il a saisi l'occasion pour défendre son projet de grande salle de bal au sein de la Maison Blanche.
L'hôtel Hilton de Washington est tristement familier de ce type de violence : c'est dans ce même établissement qu'avait eu lieu la tentative d'assassinat de Ronald Reagan en 1981.
Trump, cible répétée depuis moins de deux ans
Cet incident est le troisième acte de violence visant directement ou indirectement le président en moins de deux ans. En juillet 2024, Trump avait été touché à l'oreille lors d'un meeting à Butler, en Pennsylvanie. L'image de son oreille en sang et de son poing levé avait fait le tour du monde. En septembre 2024, une nouvelle tentative avait eu lieu à West Palm Beach, en Floride. En février 2026, un homme armé d'un fusil s'était introduit dans l'enceinte de sa résidence de Mar-a-Lago avant d'être abattu par la police.
En comptant deux projets d'attentat déjoués durant son premier mandat (2016-2020), Trump est désormais le président américain le plus ciblé par des intentions homicides de toute l'histoire des États-Unis, malgré la longue liste de violences politiques du pays, de Lincoln à Kennedy. À bientôt 80 ans, le locataire de la Maison Blanche n'avait jusqu'à présent jamais participé au gala annuel de la presse.
Source: Le Dauphiné Libéré