Une agence au service de stars du football italien
L'agence organisait des rendez-vous dans une trentaine d'établissements de la région milanaise. Le système reposait sur un réseau structuré : rabatteurs, chauffeurs, gardes du corps et intermédiaires participaient à l'organisation. Dans certains cas, les soirées se prolongeaient à l'hôtel pour une somme pouvant dépasser 3 000 euros.
Les noms des sportifs concernés ne sont pas rendus publics. En Italie, être client d'une prostituée n'est pas illégal, ce qui explique leur anonymat dans la procédure judiciaire.
Des victimes très jeunes, une plaignante qui a donné l'alerte
Les femmes impliquées avaient entre 18 et 20 ans. Certaines d'entre elles vivaient au siège même de l'agence. C'est l'une de ces victimes qui a donné l'alerte aux autorités, déclenchant l'ouverture de l'enquête.
Les soirées comprenaient parfois la consommation de gaz hilarant, réputé pour ne laisser aucune trace lors des contrôles antidopage, un détail qui souligne la nature organisée du dispositif à l'égard des sportifs professionnels.
Quatre personnes assignées à résidence
À ce stade, quatre personnes ont été assignées à résidence, dont le couple qui dirigeait l'agence. Deux autres intermédiaires font également l'objet de mesures judiciaires restrictives.
L'enquête, menée par les autorités italiennes, cherche à établir l'étendue du réseau et l'ensemble des parties impliquées dans ce système de proxénétisme organisé, au cœur du monde du sport professionnel.
Chiffres clés
- 704 mineures victimes de prostitution recensées par les forces de l'ordre en France en 2025, soit +43 % en 4 ans par rapport à 2021 (Le Courrier de l'Atlas / forces de l'ordre)
- 1 442 clients verbalisés pour achat d'actes sexuels en France en 2025, contre 1 146 en 2024 (Le Monde / Observatoire national des violences faites aux femmes)
- ~40 000 personnes estimées en situation de prostitution en France, majoritairement des femmes (Bluewin / forces de l'ordre)
- 86 % des cas de prostitution de mineurs impliquent internet (Snapchat, sites d'annonces) en 2025 (Le Courrier de l'Atlas)
- 76 % des Français considèrent la prostitution comme une violence en 2025 (Ipsos)
Source: Franceinfo