Une scène de panique en direct sur Kick
Quelques minutes plus tard, assis sur une banquette, sa tête s'affaisse. La diffusion est coupée brutalement. Son entourage l'emmène d'urgence aux urgences pour suspicion d'overdose.
L'influenceur Androgenic, présent sur place, a témoigné sur X : « Je ne l'avais jamais vu dans cet état. En quelques secondes, il est passé de la parole à l'inconscience. En une minute, nous avons tous compris la situation, coupé la diffusion, pris son bras et l'avons emmené d'urgence à l'hôpital. »
« Toutes ces substances ne sont pas une solution »
Sorti de l'hôpital le mercredi 15 avril, Clavicular s'est exprimé sur X avec une franchise surprenante. « Je viens de rentrer, c'était brutal. Toutes ces substances ne sont qu'une façon de me sentir normal en public, mais évidemment, ce n'est pas une vraie solution », a-t-il écrit.
Pourtant, malgré les conseils des soignants de se reposer, le jeune homme de 20 ans s'est rendu le soir même à la soirée d'ouverture d'un club dont il était l'hôte officiel. Des stories Instagram ont attesté de sa présence sur place. Sur X, une vidéo le montre en train d'expliquer qu'il a « redémarré » et que les infirmières de l'hôpital étaient « perplexes » de le voir partir aussi vite.
Sa famille, selon ses proches, « est très inquiète ».
Un influenceur au profil clivant
Clavicular est connu sur les réseaux sociaux comme ambassadeur controversé du « looksmaxxing », un mouvement en ligne prônant l'optimisation de l'apparence physique par tous les moyens. Sa communauté, très jeune, suit ses lives sur Kick où il se met régulièrement en scène dans des contextes festifs.
Cet incident intervient dans un contexte de multiplication des dérives sur les plateformes de streaming en direct, où les frontières entre vie privée et spectacle sont de plus en plus floues. Il rappelle d'autres faits divers numériques devenus viraux, comme des agressions filmées en temps réel ou des situations de détresse diffusées sans filtre. À titre d'exemple, actu1.com a récemment couvert une agression au couteau dans un tramway à Paris, filmée et relayée massivement sur les réseaux.
La question de la responsabilité des plateformes face à ce type de contenu revient au cœur des débats. Clavicular, lui, n'a pour l'heure annoncé aucune prise en charge médicale ni aucune pause dans ses activités en ligne. Des drames tout aussi graves, mais d'une nature différente, continuent de marquer l'actualité des faits divers, comme le meurtre d'un homme à Reims pour un simple briquet ou encore le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille dans le cadre du narcotrafic.