Un braquage aux allures de mise en scène
Son comportement a rapidement intrigué. Contrairement à un braqueur ordinaire, il ne s'est pas soucié de la caisse. Il a au contraire ordonné aux quatre salariés présents de sortir et d'alerter les gendarmes.
Une fois seul dans la boulangerie, l'homme a attendu l'arrivée des forces de l'ordre pendant une dizaine de minutes. Il est ensuite sorti et a ouvert le feu avec un pistolet à grenailles en direction des gendarmes, qui ont riposté et l'ont blessé mortellement.
"Suicide by cop" : la thèse privilégiée par le parquet
Le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc'h, a précisé qu'"aucune garde à vue dans le cadre de cette affaire" n'avait été ordonnée. Une décision qui accrédite la piste du "suicide by cop", expression désignant le fait de provoquer délibérément les forces de l'ordre pour qu'elles ouvrent le feu.
Les militaires impliqués ont toutefois bien été entendus par l'inspection générale de la gendarmerie nationale sur l'usage de leur arme de dotation, une procédure systématique après chaque tir par les forces de l'ordre.
L'enquête se poursuit, la boulangerie a rouvert
Ce dimanche 26 avril 2026, les enquêteurs ont procédé à "une mise en situation", une sorte de reconstitution de la scène, dans l'après-midi. Le secteur a été à nouveau bouclé après la pause méridienne pour permettre la continuité des investigations.
La boulangerie Epifurieu avait néanmoins pu rouvrir ses portes le matin pour assurer ses livraisons vers les hôpitaux et les Ehpad. L'identité du mis en cause et ses motivations exactes restent pour l'heure à établir par les enquêteurs.
Source: Midi Libre