Un assassinat commis en plein cours, au lycée de Saint-Jean-de-Luz
L'affaire avait provoqué une onde de choc dans l'ensemble du monde enseignant, moins de cinq mois après l'assassinat de Samuel Paty en 2020. Une minute de silence avait été observée dans les établissements scolaires de France.
Quinze ans de réclusion, la préméditation retenue
Le procès s'était ouvert le 22 avril 2026 devant la cour d'assises des mineurs de Pau. Durant les audiences, la défense avait plaidé l'irresponsabilité pénale de l'accusé, arguant de troubles psychiatriques. La cour a écarté cette demande. Elle a retenu la qualification d'assassinat, soit un meurtre avec préméditation, et a prononcé une peine de quinze ans de réclusion criminelle.
Le parquet avait requis vingt ans de réclusion. La cour a donc prononcé une peine inférieure à celle demandée par l'accusation, mais confirme la pleine responsabilité pénale du jeune homme, aujourd'hui âgé de 19 ans.
Chiffres clés
- 15 ans de réclusion criminelle prononcés en 2026 contre l'élève mineur auteur de l'assassinat d'Agnès Lassalle, professeure tuée le 14 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz (RTL)
- 20,1 signalements de violences pour 1 000 élèves en lycées professionnels en 2021-2022, soit le taux le plus élevé tous établissements confondus (innovation-en-education.fr)
- 13,5 signalements de violences pour 1 000 élèves en collèges en 2021-2022 (innovation-en-education.fr)
- 3 signalements de violences pour 1 000 élèves dans le premier degré en 2021-2022, soit le taux le plus bas (innovation-en-education.fr)
Source: Le Monde