Une rixe qui dégénère en pleine rue
Le frère aîné, âgé de 44 ans, intervient alors muni d'une matraque télescopique. Les deux frères prennent temporairement l'ascendant et forcent leur adversaire à fuir. Mais celui-ci revient quelques minutes plus tard en voiture, sort une arme de poing du coffre et ouvre le feu à plusieurs reprises sur les deux hommes, qui tentent de se mettre à l'abri derrière des véhicules stationnés.
Le cadet, touché à l'épaule, s'effondre. Malgré l'intervention rapide du SAMU, il décède sur place. Son frère, blessé à l'aine droite, est hospitalisé en urgence. Son pronostic vital n'est pas engagé.
Une enquête pour meurtre confiée à la DCOS
Le véhicule du tireur est retrouvé abandonné rue de Verdun dans l'après-midi. Plusieurs étuis de munitions et la matraque télescopique sont saisis sur les lieux. Les caméras de surveillance ont permis de reconstituer le déroulé des faits avec précision.
Une enquête pour meurtre, tentative de meurtre et détention d'arme de catégorie B a été ouverte en flagrance. Elle est confiée à la division de la criminalité organisée (DCOS) de la Direction interdépartementale de la police nationale du Val-d'Oise. Le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras, a confirmé les faits.
Les trois protagonistes sont connus des services de police. Les deux frères sont notamment fichés pour des affaires liées aux stupéfiants. Ce drame n'est pas sans rappeler d'autres règlements de comptes survenus en pleine rue ces derniers mois, comme le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille.
Le tireur activement recherché
À ce stade, aucune interpellation n'a été signalée. Le suspect de 51 ans, lui aussi connu de la justice, fait l'objet d'une recherche active. Les investigations se concentrent sur son entourage et les images de vidéosurveillance du quartier.
Ce type de violence urbaine illustre une réalité préoccupante. Récemment, un homme avait déjà perdu la vie à Reims lors d'une dispute dérisoire, rappelant la facilité avec laquelle des altercations ordinaires peuvent basculer dans le drame. La question de la surpopulation carcérale, avec 87 126 détenus recensés au 1er mars 2026, alimente par ailleurs le débat sur le traitement judiciaire des profils récidivistes. L'enquête se poursuit et de nouvelles auditions sont attendues dans les prochains jours.