Des tirs en pleine nuit sur un bâtiment vide
Le bâtiment présente trois zones d'impacts de balles, selon la préfecture. Aucun militaire ni civil ne se trouvait à l'intérieur, ce qui a évité tout blessé. Les auteurs des tirs n'avaient pas encore été interpellés dimanche après-midi, et une enquête est en cours.
La réaction du ministre de l'Intérieur
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a rapidement réagi sur le réseau social X. Il a exprimé "toutes ses pensées et son soutien aux militaires de l'escadron et à ceux de la compagnie et de la brigade". Il a également promis que "les auteurs de ces faits inacceptables répondront de leurs actes".
Le parquet de Charleville-Mézières, contacté par l'AFP, n'avait pas encore répondu dimanche. L'information avait été révélée en premier lieu par le quotidien régional L'Ardennais avant d'être confirmée par la préfecture des Ardennes.
Une enquête ouverte, les auteurs toujours recherchés
Les investigations sont désormais entre les mains des enquêteurs. L'attaque délibérée contre un symbole de l'autorité de l'État rappelle d'autres faits divers graves survenus ces dernières semaines en France, comme le meurtre d'un homme à Reims lors d'une dispute banale ou encore une agression au couteau dans un tramway parisien dont l'auteur est toujours en fuite.
Les autorités n'ont pour l'instant communiqué ni sur le mobile ni sur le profil des suspects. Le contexte de l'attaque, ciblant spécifiquement une caserne de gendarmerie, renforce le caractère préoccupant de l'acte. Dans un contexte sécuritaire tendu, comme en témoigne l'attentat déjoué à Paris impliquant des mineurs recrutés via Snapchat, cette affaire sera suivie de près par les services de l'État.