Une école et un domicile visés en soirée
Le groupe a ensuite lancé des pierres en direction de l'établissement. Un enfant de 10 ans, petit-fils du rabbin, a été touché. Selon des sources policières, il n'a pas été blessé. Un véhicule garé dans la cour a en revanche été dégradé.
Vers 18h20, un second épisode s'est produit. De nouvelles pierres ont été jetées contre le domicile d'un membre de la famille du rabbin, situé à proximité de l'école. Le père de l'enfant a évoqué un groupe de quatre ou cinq adolescents près de son habitation, sans pouvoir les identifier. Un deuxième véhicule a également été endommagé.
Une enquête de flagrance ouverte par le parquet de Mulhouse
Le parquet de Mulhouse a annoncé mardi 21 avril l'ouverture d'une enquête. Le procureur de la République Nicolas Heitz a précisé dans un communiqué qu'il s'agissait d'une « enquête de flagrance pour des faits de violences aggravées en raison de l'appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée, ainsi que pour dégradation de véhicules ».
Les investigations ont été confiées au commissariat de Saint-Louis. L'objectif est d'identifier les auteurs et d'établir le déroulement précis des événements. Aucune interpellation n'avait encore été annoncée au moment de la publication de ce communiqué.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue autour des actes antisémites en France. D'autres faits divers régionaux ont récemment mis en lumière des violences à caractère haineux, comme cette affaire de meurtre à Kingersheim impliquant un réseau criminel alsacien. Plus tôt en avril, un jeune suspect de 18 ans avait également été déféré pour meurtre à Reims, illustrant une tendance préoccupante aux violences impliquant des mineurs ou de très jeunes adultes partout en France.
Le commissariat de Saint-Louis reste la plaque tournante de l'enquête. Les enquêteurs cherchent à identifier précisément les membres du groupe signalé, dont l'âge n'a pas encore été officiellement précisé. La qualification pénale retenue, notamment la circonstance aggravante à caractère religieux, pourrait alourdir significativement les sanctions encourues.