Des chèvres retrouvées les pattes attachées dans un jardin
À l'intérieur du domicile, les enquêteurs ont fait une seconde découverte : plusieurs cadavres de chèvres stockés dans le congélateur. Le mis en cause aurait indiqué que cette viande était destinée à la vente. Une société proposant une activité de traiteur avait d'ailleurs été créée en 2024 à cette même adresse.
L'homme a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Juvisy-sur-Orge. Ce fait divers dans la région francilienne rappelle la diversité des affaires traitées chaque semaine par les forces de l'ordre, à l'image d'un drame survenu à Reims, où un homme a été tué d'un coup de couteau lors d'une banale dispute.
Une association porte plainte pour cruauté animale
L'association Stéphane Lamart « Pour la défense des droits des animaux » a déposé plainte dès les premières heures pour « sévices graves ou acte de cruauté envers un animal », « abattage d'un animal hors d'un abattoir dans des conditions illicites » et « détention de cadavre d'un animal sans déclaration ».
Son fondateur, Stéphane Lamart, a confirmé la prise en charge de la chèvre survivante. « Elle a été placée dès ce midi dans une famille d'accueil et va bientôt rejoindre notre refuge en Normandie », a-t-il précisé. L'association se porte partie civile dans environ 190 procès chaque année, afin d'obtenir des condamnations et de financer les opérations de sauvetage grâce aux dommages et intérêts.
Cette affaire illustre, une fois de plus, la réalité des trafics et infractions dissimulés derrière des façades légales. L'enquête devra notamment établir l'ampleur exacte de l'activité de ce présumé abattoir clandestin et déterminer si des circuits de distribution commerciale étaient réellement alimentés. La vigilance du voisinage, déjà décisive dans d'autres affaires franciliennes, a ici permis une intervention rapide des forces de l'ordre.