Un hackeur de 21 ans au lourd bilan criminel
Placé en garde à vue dès son interpellation, le jeune homme a rapidement admis les faits. Il a avoué avoir utilisé cet alias sur BreachForum et Darkforum, deux plaques tournantes du trafic de données accessibles via le dark web. Sa devise, revendiquée publiquement : «Pour gagner de l'argent, je n'ai pas de limite.»
Saisies informatiques et aveux
Le parquet de Paris a précisé dans un communiqué publié mercredi 22 avril que le compte du suspect sur Darkforum «a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité». Ces éléments constituent des preuves clés pour établir l'étendue réelle des attaques menées contre des dizaines d'institutions françaises ces derniers mois.
Dès le mardi soir, soit le lendemain de son interpellation, plusieurs internautes avaient réagi à la nouvelle, de même qu'un député Renaissance, signalant l'ampleur de la notoriété acquise par HexDex dans les milieux cybercriminels.
Un contexte de cybercriminalité en pleine expansion
Cette arrestation intervient dans un paysage criminel en pleine mutation. Le rapport 2026 du Sirasco, service de renseignement criminel de la police judiciaire, dont nos confrères de BFMTV ont pris connaissance, dresse un tableau alarmant sur 254 pages. Il y documente l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle, des drones et de la sous-traitance par les organisations criminelles françaises pour contourner les autorités.
L'affaire HexDex illustre concrètement cette tendance : un individu isolé, opérant derrière un écran, peut causer des dommages à une échelle nationale. L'exploitation de son matériel saisi par les enquêteurs devrait permettre de mesurer précisément l'ampleur des intrusions commises et d'identifier d'éventuels complices ou acheteurs de données volées.
Chiffres clés
- 243 000 agents de l'Éducation nationale ont eu leurs données personnelles (adresses domiciliaires, noms, prénoms, lignes professionnelles) compromises et mises en vente par le hacker HexDex (Europe-infos.fr / fdesouche.com, avril 2026)
Source: lefigaro.fr