Bermudes contre Arctique : le choc de l'e-mail de dernière minute
Le message, au ton décalé, précisait : "Au lieu des Bermudes, nous irons dans le nord du Canada et à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Nous vous prions d'emporter quelques couches de vêtements supplémentaires." Le contraste est saisissant : aux Bermudes en avril, les températures oscillent entre 17 et 22 degrés. À Saint-Jean, elles varient entre -2 et 8 degrés, avec une forte probabilité de pluie.
Le couple a d'abord cru à un poisson d'avril. "C'était si proche du 1er avril que, au début, nous avons cru à une blague, vu le ton désinvolte du courriel. Puis, nous avons appelé le service client de Virgin et avons commencé à comprendre que ce n'était pas une blague", ont-ils confié, rapporté par CNews.
Pas de remboursement, mais un voyage viral
Malgré leur stupéfaction, Jade et Ian ont finalement embarqué. Selon nos confrères du Progrès, la compagnie a refusé tout remboursement. Le couple justifie sa décision : "Nous aurions perdu les vols, les hôtels et les places de parking que nous avions déjà réservés." Leurs bagages étaient même déjà en transit, emportés par des proches partis plus tôt.
Les changements d'itinéraire pour cause de météo défavorable sont prévus dans les conditions générales des opérateurs de croisière. Virgin Voyages s'est donc retranché derrière ces clauses contractuelles pour refuser tout dédommagement.
Le couple a choisi de tourner la situation en dérision. Ils ont publié une vidéo sur Instagram résumant le changement d'itinéraire, commentant avec humour : "Nous allons dans l'Arctique." La vidéo a rapidement dépassé le million de vues, comme le précise nos confrères de One FM.
Des excuses publiques sans remboursement
Quelques jours après l'incident, Virgin Voyages a publié des excuses publiques sur ses réseaux sociaux, en particulier sur sa communication jugée maladroite. La compagnie n'a toutefois pas revu sa position sur le remboursement. Cette affaire soulève des questions concrètes sur la protection des passagers face aux modifications de dernière minute imposées par les compagnies de croisière, notamment lorsque les frais annexes, vols et hébergements, ne sont pas couverts.
Source: Le Progrès